LE TRAVAIL DE LA CORNE,UN SAVOIR-FAIRE ANCESTRAL

LA CORNE : UNE MATIÈRE NATURELLE ET ÉCOLOGIQUE

Le travail de la corne existe depuis la nuit des temps. Matière naturelle et noble, la corne de bovin ou de buffle est utilisée pour la confection d’objets : peignes, bijoux, barrettes, boutons, manches de couteaux.

La corne naturelle peut être translucide et présente des variations de teintes. Elle va du blanc/beige pour la corne de vache et de bovin au noir profond pour la corne de buffle d’eau. Ces cornes peuvent aussi donner des nuances de gris-marron, plus rares.  Souvent la corne est confondue avec de l’écaille de tortue. Celle-ci étant protégée, la corne est la matière la plus naturelle qui lui ressemble.

Elle est constituée de kératine déposée en couche tout comme notre peau, nos ongles ou encore nos cheveux. C’est pourquoi la corne ne crée pas d’électricité statique, raison pour laquelle nous l’utilisons pour la fabrication des peignes. Même si vous portez nos bijoux en corne à même la peau, ceux-ci n’ont aucun risque de vous créer des allergies. 

La corne existe en finition polie ou mate. 

L'HISTOIRE DE LA CORNE

Depuis le néolithique, les Hommes ont utilisé la corne comme matériau pour créer des objets utiles à leur quotidien. La corne a été utilisée très tôt de manière non-travaillée. Creuse, elle permettait de faire office de contenant, en particulier sous forme de corne à boire.

En Grèce antique par exemple, le dieu Dionysos était représenté buvant dans une corne d’abondance. 

Durant le Moyen-Age, ce matériau organique a permis aux Hommes de façonner une infinie variété d’objets que l’on retrouve dans nos musées : corne à boire, peignes, bijoux, pinceaux, ustensiles de cuisine…

Les Vikings récupéraient les cornes des animaux et les décoraient en fonction de leur statut social. Utilisée dans la vie courante, ces choppes en corne servaient avant tout pour boire, mais également lors de fêtes et de rituels. La corne à boire les accompagnait tout au long de leur vie et les accompagnait jusqu’à leurs sépultures.

En France comme à l’étranger, l’utilisation et le travail de la corne étaient particulièrement ancrés. On appelait les artisans qui travaillaient la corne les Tabletiers. Ceux travaillant les peignes en corne étaient appelés « les peigniers tabletiers » ou plus précisément des « cornetiers ».

La Worshipful Compagny of Horners, mentionnée en 1234 dans les archives de la cité de Londres, est la plus ancienne association britannique attachée à la manufacture et à la vente de produits en corne. 

Peigne « Muguet », 1900, René Lalique (1860-1945) Corne blonde, or, émail opaque sur or -  Laurent-Sully Jaulmes 

Collier Art Nouveau, avec un motif de feuilles de Ginkgo biloba. Corne, or, or émaillé, perles, brillants. France, vers 1900. Museum für Angewandte Kunst Köln.

La corne obtint ses lettres de noblesse à la période de l’Art Nouveau, où elle fut découverte et utilisée pour la première fois en bijouterie dès 1896 par René Lalique. Il fut le plus grand joaillier de l’Art Nouveau. Ses dessins révèlent une brillante alliance d’audace et de sensibilité. Translucide et ductile, la corne se prête avec souplesse à ses caprices. Dans ce matériau jugé peu noble, il sculpte à l’envie et réalise des épingles à chignon ou des peignes qui offrent de grandes surfaces. Il les décore en y sculptant des paysages en relief. 

Après lui, de nombreuses bijouteries de l’Art Nouveau s’en servirent pour réaliser de merveilleux peignes et épingles de coiffure. Vous pourrez admirer les peignes et bijoux en corne de l’époque dans la galerie des bijoux au Musée des Arts décoratifs de Paris.

Cependant, depuis la seconde moitié du XXème siècle, l’arrivée d’un nouveau matériau moins coûteux à produire a progressivement fait disparaître cette industrie : le plastique. L’utilisation et le travail de la corne se sont fortement atténués, faisant ainsi tomber dans l’oubli les savoir-faire associés.

Le travail minutieux des artisans et les techniques employées à l’époque sont visibles au musée consacré à la corne, le musée de la nacre et de la tabletterie de Méru.

Heureusement, le succès du bijou dans les pays asiatiques et l’engouement récent pour les matières naturelles ont permis à l'artisanat de la corne de perdurer au fil des millénaires. Aujourd’hui les artisans produisent différents objets en corne, mais ce sont principalement les bijoux qui exploitent le mieux cette matière noble. 

LE TRAVAIL DE LA CORNE POUR CONCEVOIR DIVERS OBJETS

Depuis des siècles, la corne est utilisée pour la fabrication d’objets. La corne sert à la fabrication de bijoux en corne, de peignes, de chausse-pieds, de barrettes, de cuillères, de boutons, de manches de couteau…

Peigne « Muguet », 1900, René Lalique (1860-1945) Corne blonde, or, émail opaque sur or © ADAGP, Paris / photo : Laurent-Sully Jaulmes pour le MAD

Couteau Laguiole en Aubrac en Corne pressée et acier

Cuillère à riz en corne et argent, XIX siècles, Pays-bas, Musée Tropenmuseum

LE TRAVAIL ARTISANAL DE LA CORNE

Le travail de la corne est un travail artisanal qui nécessite rigueur, dextérité et minutie. La corne est constituée de deux parties : l’une creuse à la base qui sera transformée en plaque, et l’autre, pleine à la pointe, où seront sculptées les bagues, perles et autres formes pleines.

Un travail de grattage est ensuite effectué afin d’éliminer les défauts visibles. Puis interviendront plusieurs étapes de fabrication pour un bijou ou un peigne en corne comme le sciage, le limage, la taille, le perçage, le chauffage, le galbage, le ponçage et enfin le polissage.

LE TRAVAIL ARTISANAL DE LA CORNE

La corne provient uniquement d’animaux d’élevage utilisés pour l’alimentation. Ainsi la corne est récupérée et valorisée dans la fabrication d’objet du quotidien. À savoir que la corne est pour la plupart du temps broyée pour être utilisée comme engrais dans la culture biologique.

Soigneusement sélectionnée chez notre fournisseur français, chaque corne que nous utilisons est unique et présente ses propres caractéristiques.

Le produit fini est attentivement contrôlé pour assurer à nos client(e)s sa parfaite qualité. Les petites marques ou veines et les variations de couleurs ne sont pas des imperfections mais des éléments naturels de la corne et qui rendent chaque pièce unique.

Notre partenaire nous assure la traçabilité de chacune de nos cornes et œuvre chaque jour à améliorer le processus de traitement de cette matière. 

NOS CONSEILS D’ENTRETIEN DE LA CORNE

Nous utilisons pour nos bijoux et nos peignes de la corne de vache ou de buffle. Ces matières naturelles vont se patiner avec le temps ce qui va conférer à nos pièces un esprit de noblesse et d’authenticité.

Afin que votre accessoire vous accompagne le plus longtemps possible, il vous faudra en prendre soin et assurer un entretien régulier.

Consultez notre page dédiée à l’entretien de votre bijou ou à l’entretien de votre peigne en corne.

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